16 février 2013

FIREWORKS FESTIVAL : PEGASE ET ISAAC DELUSION

Deux groupes remarqués l'année passée sur la même scène, le Fireworks festival 2013 nous gâte. On file au Café de La Danse pour voir la pop de Pegase et celle plus électronique d'Isaac Delusion (dont l'ep est chroniqué ici).

Pegase entre en scène devant une salle comble mêlant hipsters et public aux grosses lunettes, cols et talons remontés et bonnet de laine (ah oui, hipsters). On entend certains dire "ils sont super jeunes". Oui, les jeunots Pegase, on pourrait dire, sont néanmoins maîtres de leur projet, tout fonctionne à la perfection, un groupe mêlant synthé et machines à des instruments (basse, guitare, batterie) pour créer un condensé ultra efficace. Reprenant sans fausse note les morceaux de leurs différentes sorties, chaque pièce construit un set qui monte habilement en puissance jusqu'à un rappel qui fera danser un public sous les éclats stroboscopiques.


Le temps de monter à la mezzanine prendre un verre de vin - une réflexion commune avec mon voisin de bar, accoudé : "j'oublie toujours que c'est aussi cher", le temps d'une cigarette dehors, le temps de refuser l'achat à cinq ou six vendeurs de roses - c'est la St Valentin, le jour de fête - , le temps de se faire renverser dessus, une bière par un ado boutonneux qui eût mérité à ce moment la peine capitale - va manger ton bonnet de laine - Isaac Delusion commence son set sous les acclamations euphoriques du public. Un sourire complice entre les artistes pour comprendre qu'ils ne comprennent pas cet engouement pour eux. Ils prennent. Ils donnent beaucoup aussi.


Isaac Delusion déploie en sons et en images, une musique émotionnellement forte, une alchimie entre les quatre membres du groupe, qui bluffe vraiment. De moments où l'attention est palpable à des instants plus dansants, plus funk, Isaac Delusion confirme son talent. Les tubesques titres du derniers EP résonnent à merveille, on adore Early Morning ou Transistors, mis en relief par les vidéos hypnotiques projetés sur le mur en pierre de fond de scène.


photo bonus : Les filles saoules peuvent être photogéniques


photos : Maxime Pascal.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire