28 août 2012

GRANDADDY, BRNS, THE BEWITCHED HANDS, ETC. : UN MOT DE ROCK EN SEINE



Brèves des trois concerts qu'on a vu quasi en entier.

Complètement immanquable, absolument attendu, carément acclamé, Grandaddy était, certainement aux dépends de Rock En Seine, la tête d'affiche du festival 2012. Revenu d'une séparation qui en a attristé plus d'un, les génies de la pop faite maison ont transcendé le public en masse. Des titres phares comme AM 180 à une explosive clôture de set, Grandaddy a séduit. Je suis dans les crash barrières de la scène Cascade à quelques mètres de Jason Lytle et son crew quand on me dit "Te rends-tu compte de la chance que tu as de voir Grandaddy de si près". Pas besoin de longues réflexions pour acquiescer et savourer ce privilège. On a aussi couru dans la poussière pour voir le retour sur scène des rémois The Bewitched Hands, à l'aube de la sortie de leur second album Vampiric Way, qui sortira le 24 septembre. Le groupe chorale arrive sur scène, faisant face à la machine Gallagher sur une scène concurrente. On a l'impression de voir un spectacle de fin d'année, sorte de présentation public d'un travail mais pas toujours bien ficelé. Au fil du set, ils prennent plus sérieusement leurs marques, plaçant plus justement leurs voix, le set est à la hauteur de nos souvenirs. Les tubes de Birds and Drums animent encore le public, les très bons So Cool ou Happy with you restent maîtres du set. On voulait les voir, ils ont ouvert le dernier jour de Rock En Seine, les belges de BRNS (prononcez "Brains") sont une des belles surprises du festival. Entre rock brut, tyrannie de batterie, ajout so cute de cloches ou hurlements, BRNS offre un projet vraiment abouti qui ne peut que s'embellir avec l'âge. On pense à Wu Lyf mais les belges, étonnés de voir tant de monde en ce début d'après-midi, arrivent à se construire un projet à part entière. Le titre Here Dead He Lies est sans aucun doute une merveille, on relève aussi le surpuissant et nerveux Mexico, extraits tous les deux du court Wounded qu'on ne saurait trop vous recommander. Mention spéciale aussi pour la création fabuleuse voire grandiose, malgré la pluie, de Get Well Soon avec l’Orchestre Nationale d'Ile de France, les lancinants et envoûtants titres des mystérieux Sigur Rós, l'explosif et extravagant Jesse de Eagles of Death Metal qui aura mis un petit coup de panique en venant dire une minute avant le festival "no restriction for photos, they can come on stage with us"...

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