3 juillet 2012

LIVE REPORT : JACK WHITE AUX EUROCKS


"Et les White Stripes ?
Terminé. Tout a été fait. C’est fini."*

Jack White sait s'arrêter au bon moment, ne pas briser un projet avec une mauvaise fin, un dernier disque décevant, un dessert dégueu.
Il s'est lassé du rouge et s'offre aujourd'hui une rigueur en bleu ciel, une couleur froide pour l'homme, sorti d'un Burton, grimé de pâleur.

C'était l'artiste très attendu du dimanche soir au Malsaucy à Belfort. Il jouait sur la grande scène devant un parterre de boue, mais le public, toujours présent, l'a attendu de pieds fermes. Après une improbable intro avec un beatboxer génial (Reggie Watts), ce dernier a annoncé, à l'américaine, "Ladies and Gentlemen... Mister Jack White". 
Hurlements du public, vous vous en doutez.

Jack White a deux groupes sur cette tournée, un masculin, un féminin, il se dit qu'il ne sait jamais avant le matin du concert lequel l'accompagnera. Ce soir-là, les filles ont été désignées, les hommes du public, virils et boueux, n'ont pas été déçus. Les plus glamour ont laissé tendrement échapper un "paye ta chatte !". Classe.


L'armada, de bleu vêtue, s'installe et la batteuse impressionne. Tête baissée, d'un pas engagé, Jack White, en noir, entre sur scène, face au public, il se passe quelque chose. Nous vivrons du rock, du blues, un style reconnaissable parmi mille. Très sincèrement je ne savais pas à quoi m'attendre, une arrogance et lassitude peut-être... Point du tout. Jack White est d'une véritable générosité et complicité avec le public, d'une vraie sensualité avec ses femmes, qu'il vient toutes voir. Certaines ne lèvent pas les yeux de leur instrument, sorte de respect apeuré des yeux du messie, elles se tendent lorsqu'il s'approche, mais d'un sourire rappellent cette vraie complicité de scène. 
L'artiste est d'un professionnalisme sans égal. Après une malheureuse coupure de courant (la deuxième de la soirée - la première étant pour Lana Del Rey qui en a profité pour fendre la foule) sur le titre Weep Themselves To Sleep, Jack White a fait, d'un doigt sur la bouche, taire des milliers de spectateurs pour continuer en acoustique, rejoint par le band, qui l'a entouré, le temps de finir la chanson. Ce n'est pas non plus l'énorme larsen, le problème de guitare ou le mec qui s'est jeté sur lui depuis un backstage qui fera arrêter le show.
Largement agrémenter du très chouette Blunderbuss, le concert de Mister White est un vrai beau moment, qu'il saura finir comme il se doit par le titre, aujourd'hui devenu un hymne malheureusement beauf, Seven Nation Army de - feu - The White Stripes

Jack White n'a pas déçu, une vraie bête de scène, entouré d'un excellent groupe, une réputation méritée, un génie de la guitare électrique. Le public du Malsaucy a adoré, trempé mais bon... qu'est-ce que ça fait ?








 
 

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