11 mai 2012

BEACH HOUSE / BLOOM


C'était certainement un des albums les plus attendus de cette première moitié d'année. Beach House, deux ans après le glorieux et inimitable Teen Dream, revient avec Bloom, un album qui fleurit, aux dix titres beaux, simplement beaux.

Il est aujourd'hui impossible de passer à côté de ce couple, Victoria Legrand et d'Alex Scally, et de leur projet pop aux accents rock, Beach House. Né à Baltimore, Beach House s'est construit pour atteindre une sorte d'acme musicale, l'album dont tout le monde, unanimement, flatte la quasi perfection : Teen Dream. C'est alors que le défi est de taille, même si cela ne semble pas être un défi en soi pour le groupe, revenir avec un nouvel opus qui ne fera pas dire au public : "le précédent était mieux". Pas évident en effet. Pari gagné ? 

Bloom, quatrième opus donc, est un recueil mélancolique de dix titres où les mélodies aiment à flirter avec des airs de grandiose sans pour autant ôter cette Beach House Touch minimaliste, de jolis et délicats sons, comme en ouverture de Lazuli, titre dévoilé en avant-première sur le net.
Les titres se déclinent avec comme leitmotiv cette voix inlassable et remplie de mélancolie. La parfaite production, une nouvelle fois juste et affutée dans les moindres détails, donne une dimension majestueuse aux mélodies, clefs de voûtes de l'album, sans aucun doute. 
Car, disons-le, la voix est belle, toujours remplie d'émotion, mais souvent trop identique d'un titre à l'autre, donnant parfois la légère et pas particulièrement agréable impression de "je-ne-viens-pas-d'écouter-le-même-titre-juste-avant-?"...

La dream-pop du duo de Baltimore nous envoûte une nouvelle fois, on ne peut le nier, une sorte de magie inéluctable s'échappe de Bloom. Beach House est fidèle à ce qu'on connaît d'eux, peut-être trop fidèle, dans une lignée trop évidente, pas forcément novatrice, ce qu'on pourrait à juste titre attendre de ces génies contemporains.

Certains morceaux néanmoins placent Bloom au rang des albums vraiment réussis comme New Year et ce lancinant vrombissement permanent et ce refrain entêtant ou encore le titre Myth, premier titre à avoir déchaîné les critiques sur le net, fragile, beau, émotionnellement fort mais, une nouvelle fois, peu dépaysant, dans un rythme relativement connu. On aime également le titre de clôture, Irene, aux guitares et aux arrangements parfaits.

Beach House propose un nouvel album, Bloom, qui, rappelons-le, avait fait parlé de lui accidentellement un peu trop tôt, une vraie réussite, qui laisse (trop ?) l'auditeur dans la droite et fidèle lignée de souvenirs riches d'un Teen Dream.


BLOOM (Bella Union / Coopérative Music) : sortie le 14 mai
Écouter Lazuli


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