7 avril 2012

LIVE REPORT : JAMAIT AU GRAND REX


La première fois au Grand Rex, c'est toujours surprenant. Des hôtes en costume noir, des placeuses rémunérées au pourboire, une salle démesurée avec des faux lierres tombant sur des décors en plâtres à l'image de villages italiens (certainement ?). 
Ce soir, celui qui, on ne le dira jamais assez, a donné un souffle fort au blog Les Interweb, fête ses 10 ans de carrière avec en guest de qualité, l'orchestre symphonique des étudiants du Conservatoire de Dijon.

La salle semble peu appropriée au spectacle que j'avais eu l'occasion de voir il y a deux ans, dans un lieu bien plus intimiste. 
Yves Jamait, casquette toujours bien vissée sur la tête alpague la salle avec grâce et énergie, quelque chose de physique se passe, une générosité et une humanité.
10 ans de carrière et 4 albums studio, les chansons du dernier ouvre le set, mais très vite Jamait annonce "c'est les dix ans, alors on va se faire des vieilles". C'est toujours autour d'une table en bois type bar du coin, bar de l'Univers certainement, que les vieux morceaux rejaillissent. Incontestablement, les morceaux des deux premiers albums, De Verres en Vers et Le Coquelicot, sont des répertoires bien plus entraînant et plus fort que les deux autres, même si certains titres dérogent à la règle comme "En deux mots", un morceau émouvant, surtout avec l'orchestre en accompagnement de ce piano, mené par les mains de femmes de Dorothée Daniel, qui a fait les arrangements sur l'album studio et qui a assuré la première partie ce soir.
Jamait est un peu dans l'énergie de ce que j'imagine d'un Brel dans ses grandes heures, imposant de charisme et transcendant d'énergie, vivant chaque titre avec un sincérité à couper le souffle.
Il faut néanmoins reconnaître que l'intimisme d'une table de bar et d'un demi de bière sur scène ne semblaient pas à leurs places sur la scène du Grand Rex. Cette salle d'ailleurs rempli d'un public souvent un peu trop guindé, seules deux personnes devant moi levaient leur bière à chaque morceau, c'est eux le public de Jamait !
Un concert anniversaire réussi donc, avec en prime ce tremplin à émotion d'orchestre symphonique, même si l'intimité et l'humanité des premiers albums et de l'âme de Jamait se perdent un peu dans l'espace de la salle bondée d'un Grand Rex un mardi soir...


Note : Les photos ont été lâchement prises sur la page Facebook d'Yves Jamait. Elles sont de © Stéphane KERRAD / KB Studios.

Le Facebook d'Yves Jamait

3 commentaires:

  1. je regrette d'avoir rater ce concert !! j'ai tous les albums, j'adore !!

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  2. j y etais c etait magic malgres les parisiens guindés qui savant pas s amuser qd il le fo!!!!! mais tu as etait gd JAMAIT A LA HAUTEUR du GD REX;)

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  3. le public de Jamait est celui qui achète ces cd et paie des places de concert il est différent selon les lieux et mérite le respect qu'il soit de Paris où d'ailleurs! j'y était et aussi à ,celui de Lyon et je peux dire que mon émotion a été plus grande à Paris et si vous prenez le temps de visionner quelques vidéos je n'était pas la seule . J'ai vu monsieur JAMAIT déjà 5 fois et à chaque fois il sait joué avec le public et met une atmosphère différente avec les personnes qu'il invite , en fait smicarde et parisienne guindé et étant heureuse d'avoir vécu ce beau moment m^me avec un strapontin plein pot

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