24 avril 2012

DANIEL ROSSEN / SILENT HOUR / GOLDEN MILE


Voici le cas-type des chroniques qu'on aurait dû faire il y a bien longtemps mais qu'on reportait, et puis tout à coup, on réécoute et on se dit que c'est vraiment bien, qu'il faudrait en parler et ah-oui-c'est-vrai-je-devais-le-faire-depuis-longtemps-et-tu-vois-j'ai-pas-fait.

Et pour cause, l'EP en question, dont la sombre pochette n'évoque que la sérénité cinématographique d'un bleu nuit américaine, est sorti le 20 mars dernier, nous étions jeunes, souvenez-vous : Silent Hour / Golden Mile de Daniel Rossen.


Daniel Rossen se cache derrière certains des plus beaux titres de Grizzly Bear ou de Department of Eagles et vient actuellement nous proposer un projet solo, sorte de mise en avant. Cet EP est le premier pas.
On découvre alors cinq titres dont la production est joliment finie, des morceaux folk où la voix de Daniel Rossen emporte dans des contrées poétiques, un lyrisme assumé, en particulier sur Silent Song, un vrai beau morceau porteur.
Tous les morceaux, de l'ouverture faussement ingénue, Up On High, à la clôture, Golden Mile, aux envolées plus rock et mates, ont pourtant en commun une maîtrise des guitares, lancinantes et envoûtantes. Souvent environnantes, les électriques engouffrent dans les morceaux pour les porter vers le haut.

Derrière le pompeux et flagrant onanisme intellectuel de "sérénité cinématographique d'un bleu nuit américaine", ouvrant ce post, il y a pourtant une idée qui m'a semblé jaillir : la construction d'un EP comme un road-movie, des titres cohérents entre eux et avançant de pistes en pistes, un EP en mouvement, intense. Un périple musical.

Daniel Rossen nous avait tenté avec ce morceau dévoilé il y a quelques temps, Saint Nothing, un des titres maîtres du maxi, un piano et des cuivres ronds et des chœurs majestueux.

Silent Hour / Golden Mile est sorti le 20 mars chez WARP



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