24 janvier 2012

MEIN SOHN WILLIAM / s/t



Mein Sohn William ou comment le clonage fait-il des miracles en musiques actuelles. Véritablement hyperactif, Mein Sohn William alias Dorian Taburet est un projet rempli d'énergie, de créativité, un vrai plaisir de découvrir cet album tout chaud, sorti hier, le 23 janvier.

Largement labélisé "nos rennais ont du talent", Mein Sohn William a su, par sa folie (la pochette de son album ne saura dire le contraire) et sa créativité, me séduire. Il réussi à proposer une musique encore jamais vraiment entendue, souvent imprévisible, jouant d'effets que l'on croyait anti-musicaux (je pensais aux plages répétées en accélérées par exemple), sans pour autant être hermétique et totalement inaccessible.

Complètement speed, l'excellent musicien aime les longues séquences, parfois répétitives, où viennent s'empiler des couches instrumentales, acoustiques ou électroniques. Mein Sohn William évite tout formatage, toute mode musicale, ou même toute attente du public ; des découvertes à chaque live, un succès aux Transmusicales. Expérimentant, trifouillant, détériorant parfois, on pense à quelques morceaux de Gablé parfois, dans cet artisanat de la musique, ou, dans le concept du one man band aux accents parfois noise, à un artiste qu'on adore, surtout en disque, Piano Chat.
Dorian Taburet est un dadaïste musical, qui ose détruire et reconstruire, oui, il reconstruit, un schizophrène musical quant au dédoublements multiples de sa voix ou de ses séquences musicales, un joyeux bordélique qui trouve une harmonie communicative dans l'empilement et dans ce qui, pour certains, pourrait ressembler au chaos, expert du Kapla musical, qui, inévitablement, peut s'effondrer. Chaque morceau est sur le fil de la déconstruction, parfois très minimaliste et ne laisse pas indifférent. 
Je le pense pas à la recherche d'une quelconque performance, mais dans l'accomplissement de soi-même par la musique à son image. 
Certains diront "c'est particulier" (langage poli pour dire, "je déteste"), moi, j'adore.

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