20 septembre 2011

BOOGERS / MORE BETTER


" Quel peut bien être l'intérêt d'une chanson si on ne peut pas déconner avec ? " Voilà. Boogers revient. Un deuxième album, More Better, définitivement rock, cet opus propose à nouveau un Boogers hirsute et sans scrupules. On en parle.
Pour moi, la première image que j'avais de Boogers c'était en 2010 sur le festival Europavox, un mec débraillé qui joue au milieu d'un buffet froid média, sorte de pot de bienvenue. Armé de son sac à dos amplifié, il y branche sa guitare, active des samples et hurle "I lots my lung in a smoking aera". C'est l'image que j'en ai. Je ne le connaissais pas mais j'ai bien vite regretté de ne pas m'y être intéressé auparavant.Pro et adepte du bidouillage de sons, Boogers "s'aventure" sans trop de difficulté sur le territoire rock pour ce deuxième album où la communion avec la guitare électrique revient à cette première image que j'ai de lui. En solo. Saturée, parfois désaccordée, la guitare propose pourtant des sons parfois rétro que les pads et les samples viennent rehausser sauce Boogers.
Nonchalant, l'artiste pose sa voix sur les titres passant de styles vraiment rock à des balades plus acoustiques comme sur Fishing with Daddy, un titre pop où la sauce Boogers (ne traduisez pas en français vous n'en mangeriez pas) est néanmoins présente avec des artifices sonores tels que la voix "mégaphonée".  On aime aussi l'ouverture de l'album avec More Boogers, titre où les Fuck, Fuckers, Fuck You amène l'auditeur déjà médusé à déguster sans modération le reste des morceaux.

Boogers sait surprendre avec un album plus arrangé, moins artisanal que le premier As clean as possible (excellent, allez l'écouter) et si vous croisez un barbus agité qui hurle des chansons qui tiennent carrément la route, muni d'un sac à dos magique, alors écoutez quelques minutes, vous risquez d'être séduits.

Quoi de mieux pour finir qu'un petit FUCK...
 

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