18 février 2011

THOMAS FERSEN "JE VAIS AU PARADIS"


Après un album Trois petits tours tellement intime et personnel qu'il en était, pour moi, inaccessible, Thomas Fersen revient dans un opus des plus aboutis, musicalement exceptionnel, des textes parfaits. Je vais au paradis, un album d'histoires, de contes tout droit sortis d'un roman d'horreur, un Dracula, un Portrait de Dorian Grey ou un Frankenstein, où chaque chanson va retracer un parcours, des aventures avec une poésie que seul Fersen sait faire. 
En plus de l'album, quatre planches de Christophe Blain, présentant le projet de cet album en bande dessinée noire et blanche. On y découvre le personne mystérieux, auteur impulsif, la musique et l'écriture étant les libérations d'une lutte intérieure "ça avait tellement attendu que c'est venu tout seul", cinq chansons qui s'écrivent en un mois. Zèle. Thomas Fersen qui écrit au stylo-gommes dérobés dans les chariots des hôtels "le larcin magnétise le stylo", Arsène Lupin de la chanson.
Les douze chansons de l'album sont des pépites que l'on peut écouter individuellement mais d'une seule traite ne fera que procurer un plaisir immense devant cet univers particulier. Les sons sont (désolé, moche comme formule) surprenants, parfois si acoustiques (ukulélé, piano, flûte) et parfois à la limite de l'électrique, comme bruts et naturels, la recherche d'une rythmique parfaite. Jamais Fersen n'a, à mon goût trouvé ce si parfait équilibre entre la voix, le texte et la musique.
Je vais au paradis, le renouveau de Fersen, un album d'épouvante, rouillé, brut, mort, craquant, noir, venteux, froid, que d'adjectifs qui ne peuvent que transmettre mon admiration profonde pour cette œuvre.

2 commentaires:

  1. Merci pour cette chronique qui donne envie de découvrir un album dont l'univers m'avait un peu perturé en concert. Je suis maintenant plus serein ;-)

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  2. Eh bien me voilà ravi :)
    Merci de suivre les aventures de ce blog,
    A bientôt
    Maxime

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