20 décembre 2010

CHRONIQUE DES BARS EN TRANS #3


Samedi 11 décembre, vingt-deux heures.

Il me fallait une pause. Un moment où, stop, de courir mes jambes se lassaient. J'ai raté le concert de Poney Express, rage en moi, timing serré. Je sais juste qu'à vingt-deux heures trente il y a une artiste que j'adore, mon mauvais anglais me contraignant à ne pas l'interviewer, Lonely Drifter Karen. J'arrive à La Place. C'est elle sur scène, je reconnais cette douce voix, cette lumière de Printemps qui se répand dans la chaleur humide du bar. Je monte les quelques marches où s'entassent les gens, me faufile pour distinguer la-dite blonde, fragile et timide. Ils sont trois sur scène, elle à la guitare, au clavier et au chant, un à la batterie, au look décalé rythmant le concert avec humour et énergie et le dernier au chapeau en feutrine, au clavier. La chose la plus marquante en les voyant est cette complicité, tout ce qui se passe dans leurs yeux est extraordinaire, les rythmes sont impeccables, rebondissant et entraînant. D'entendre ici ses deux albums (que je vous conseille plus que fortement) m'envahit, comme le reste de l'audience, dans une ambiance fleurie de bonne humeur que vient accentuer la cymbale fortement sonore du batteur aux pattes insensées descendant sur ses joues creusées par d'incroyables rires et chants où l'accent italien donne un brin encore plus bon enfant. Malgré la timidité notoire de la chanteuse, le concert enchante le public. J'adore. C'est exactement ce qu'il me fallait !

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