26 novembre 2010

EN LIVE (chronique)

MADJO

Il a des gens qui mettent de bonne humeur, qui donnent envie de sourire, envie de danser. Madjo est de ceux-là.
Après l'avoir rencontré dans un lieu couloir de métro ou salle de bain (à votre guise), je repars dans le froid breton en attendant le concert.
Les lumières s'éteignent, la scène est rose, chaleureuse, et c'est elle qui entre en scène, abordant seule le public assis, une large fosse vide devant la scène. Alone in her neighbour's bed.
Mais le public comprend rapidement que l'on écoute pas du Madjo assis, pépère, accoudé nonchalamment, c'est devant elle, juste là. C'est ce qui se passe. "On est pas chez Michel Drucker" lance t-elle.
Entre chansons envoûtantes aux émotions extrêmes portées par les chœurs des quatre en scène et les temps acoustiques, guitare, batterie ou beat box dynamiques et organiques, le concert emmène le public dans l'univers de Madjo, agréable et coloré.
Scène partagée ce soir là avec Emily Jane White, Madjo ne jouera malheureusement qu'un set relativement court qui pourtant à suscité l'enthousiasme et les rappels chaleureux du public, debout maintenant, conquis.
Madjo, bientôt dans "aujourd'hui avec" mais dès maintenant dans vos oreilles avec son album Trapdoor, inclassable même avec de la bonne volonté, relevant d'un véritable travail de fond aussi bien sur la musique et ses sonorités acoustiques que sur les textes, nomade chanteuse d'un voyage haut en couleurs. "My life like a postcard", paroles de la chanson qui ouvre l'album, c'est ça, des histoires que l'on écrit sur une carte postale, venues de partout dans le monde, des textes écrits avec des émotions pures, sans artifices, qui transmettent une vérité et une beauté. On adore, vous l'aurez compris.

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